A 21 ans, Sadya Touré est prête à tout pour défendre la cause féminine.

 

” Bonsoir. J’ai jeté un coup d’oeil sur ton compte Twitter et je crois que l’on a beaucoup de choses en commun. Ça te dirait d’entrer en contact pour que nous puissions faire de plus amples connaissances?” m’a t – elle écrit en Juin dernier.

Un petit message sur Twitter aura suffi pour faire la connaissance de Sadya Touré et il fallait bien que je fasse connaissance avec elle un jour. Tellement de convictions partagées.
J’avoue que j’ai éprouvé quelques difficultés à rédiger cet article. Difficultés liées à trouver non seulement les mots qu’il faut pour exprimer tout ce que j’ai sur le coeur, difficultés liées aussi à être brève et concise dans ce que j’ai à vous transmettre ce soir. Ce texte risque d’être donc un peu long mais mon souhait est que vous puissiez le lire jusqu’au bout. Croyez – moi, vous ne le regretterez point.

Je n’aimerais pas que cet article soit perçu comme un recueil de critiques à l’encontre des hommes. Loin de là. Vous êtes nos frères, nos pères, nos époux, nos amis, nos collègues. Mais je ne vous cacherai pas que ces quelques lignes de cet article visent à dénoncer quelques hommes qui ne favorisent pas l’épanouissement familial, économique, social et intellectuel de la femme…

Sadya Touré est une fervente défenseuse des droits de la femme, une féministe radicale. L’excision est l’un des maux imposés aux femmes Maliennes, que dénonce Sadya Touré dans sa lutte de tous les jours.

“Après mon court sommeil, ma maman est venue me voir, elle m’a lavée et m’a ordonné de ne rien dire à mon père au sujet de mon excision! J’ai cru rêver,comment voulait – elle que je cache cela? J’arrivais à peine à marcher… Une fois de plus, on ne me demandait pas mon avis, j’ai compris que c’est cela être une fille, se taire, subir, cacher ses sentiments, apprendre à être hypocrite, à dire ou à faire ce que l’on ne veut pas, à être aimable alors qu’on déteste une personne. Ma mère a beau me demander d’être adorable avec la femme qui a été sa complice dans mon excision, je ne le serai jamais”. Page 32 du Livre ” Être une femme ambitieuse au Mali “.

Comme vous le voyez bien dans ce petit passage de son livre, Sadya a du mal à comprendre certains parents qui, en éduquant leurs enfants, les poussent à être faux, surtout les filles. A se taire quand elles souffrent ou face à une injustice, à sourire quand elles ont envie de pleurer!! Bien souvent, c’est parce que les parents préparent la fille dès le bas âge à être une bonne épouse et bonne mère dans le futur, aux yeux de la société. Une société qui au fond, ne fait que les étouffer, étouffer leur épanouissement.
Devrions – nous vivre pour être approuvées par la société et être malheureuses ou devrions nous vivre pour être heureuses tout en faisant ce qui est juste?
Je vous ai dit au début que nous partageons bien des convictions moi et Sadya…

Chez nous au Burundi, il y a un concept de ” Ubupfasoni ” dont je ne suis plus adepte depuis quelques temps. “Ubupfasoni”, cette éducation donnée aux filles Burundaises et qui consiste à se taire face à une injustice, être une femme battue la nuit et sourire à tout le monde le lendemain matin pour préserver la bonne image de son couple comme si le mariage ne reposait que sur la femme uniquement.
Le mariage se bâtit à deux à ce que je sache!!! Bref, pour moi “Ubupfasoni” n’est qu’une pure hypocrisie, une manière de vivre qui consiste à sacrifier son bonheur au profit d’un mari et d’une société qui n’en valent souvent pas la peine.
Parlez – moi du respect mutuel et de l’entraide mutuel dans un couple, mais ne me parlez pas d’une soumission aveugle d’une femme envers son mari. Et parlez – moi plutôt d’être sage au lieu d’être Umupfasoni car la sagesse s’applique aussi bien qu’à l’homme que la femme.

Hélas! En lisant le livre de Sadya Touré, j’ai découvert que c’est le même type d’éducation que l’on donne aux filles Maliennes. Afrique, Oh mon Afrique!
Où est donc la notion du self love et du self care dans tout ça? Pour moi, je juge bien que j’ai le droit de répliquer face à une injustice et s’il advient que je parle d’un ton élevé parce que je suis en colère, quoi de plus normal ! Je ne suis qu’un humain. La plupart des fois, le fond du problème n’est pas le fait de parler à haute voix, mais que ce soit une fille qui fasse ça. Parce que je suis du sexe féminin, je n’ai pas le droit d’être en colère? C’est illogique.

Oui ça fait un temps que j’ai rompu avec “Ubupfasoni” car sans vouloir me faire des éloges, je suis une fille pleine d’ambitions telle que décrite par Sadya Touré dans son livre.
Je veux dans le futur, et avec l’aide de Dieu, diriger ma propre entreprise et pour cela, il me faut bien avoir du caractère comme un homme pour y arriver. Il me faudra dire “NON” quand il le faudra, il faudra me battre, il me faudra être brave, il faudra bien que je m’impose pour la prise de certaines décisions.

Revenons donc un peu sur Sadya Touré, cette passionnée de l’écriture. Sadya est aujourdh’ui blogueuse sur Mondoblog, une plateforme des blogueurs de RFI, répartis un peu partout dans le monde entier.

Elle fait aussi du blogging sur Benbere , un projet financé par la Hollande au Mali regroupant les blogueurs Maliens. Benbere signifiant un Mali Pacifique, un Mali qui s’entend. Dans ses écrits, Sadya défend la femme urbaine, la femme rurale, la femme veuve, la femme célibataire, les aides ménagères, les filles -mère, bref la femme sous ses différents aspects. Pour elle, un homme infidèle ne vaut pas mieux qu’une femme infidèle et elle dénonce aussi le lévirat, cette pratique au Mali qui consiste à marier la femme veuve au frère du défunt.

Etant dans l’arène associative depuis toute petite puisqu’elle était depuis son très jeune âge dans le Parlement des enfants, elle croit en l’Afrique et elle croit aussi en la jeunesse africaine et fait tout ce qu’elle peut pour impacter la jeune génération. Des prix et des reconnaissances pour ce qu’elle fait, Sadya en a beaucoup reçu depuis son enfance jusqu’ aujourdh’ui: On pourrait citer entre autre sa nomination parmi les 100 jeunes les plus influents de l’Afrique de l’Ouest dans la catégorie de Leadership et Réalisations, par la confédération des jeunes de l’Ouest qui est une organisation de Jeunesse membre de la CEDEAO.

Comme Alimatou Touré, l’héroïne de son livre, Sadya sait lier soigneusement force et fragilité, douceur et puissance, beauté, élégance et intelligence.

Issue d’un père originaire de Tombouctou et d’une mère originaire de la ville de Ségou, Alimatou connaitra les douleurs de l’excision à ses 3 ans seulement. Avec un père protecteur qui l’a toujours motivée à aspirer aux plus grandes réalisations, Alimatou Touré sera élève brillante jusqu’à ce qu’elle termine ses études universitaires.

Et parmi ses amies, elle sera la seule qui a pu se battre pour pousser loin ses études, ce qui lui vaudra rejets et critiques de la part de certains membres de sa famille.

Parmi ses amies mariées, Mariétou est la plus malheureuse dans son foyer. Au Lycée, Mariétou était brillante et confiante en elle même. Mais après son mariage, son mari a réussi à installer le doute et le manque de confiance en elle, en critiquant chacune de ses initiatives. Femme battue, Mariétou sera tuée par son mari. Alimatou va pleurer la mort de son amie à ne plus en finir.

Alimatou a pris le risque de se faire larguer par un homme qu’elle aimait parce qu’elle ne trouvait pas très logique l’idée de laisser tomber son fellowship de YALI Dakar juste parce qu’elle était fiancée. De toute façon, d’après Alimatou, son fiancé n’aurait pas non plus sacrifié une mission de travail pour elle.
Et enfin, tout comme Sadya, Alimatou a de l’ambition. Être Secrétaire Générale des Nations Unies un jour, est son plus grand rêve.
Ayant longuement discuté avec elle sur cette problématique de la promotion de la femme et après avoir lu son livre, je n’avais qu’une seule question à poser à Sadya, cette jeune fille pleine d’espoir, pleine de vie et portant en elle de nobles valeurs et de nobles convictions.

Darlène: Sadya, aspires – tu à faire le mariage un jour?

Car je sais ce que risquent les filles comme elle. Bien qu’elles mènent un combat fort louable, leur chemin est parsemé de plus grandes critiques et les hommes auront souvent peur d’approcher une fille qui n’est pas prête à se soumettre comme ils le veulent.

Et telle fût sa réponse…

Sadya: Bien sûr que j’aspire à faire le mariage un jour. Avoir un bon foyer, un partenaire qui me soutiendra dans ma lutte et que je soutiendrai dans la sienne, avoir des enfants à qui l’on donnera ensemble de bonnes valeurs, est tout ce à quoi j’aspire en tant que jeune fille, en tant que future épouse et future mère.
Parce que des hommes qui défendent la cause féminine et qui croient en la femme existent bel et bien. Des hommes qui savent ce que c’est respecter leurs femmes et qui les encouragent  à prospérer, existent toujours. Mon père illustre bien ce que je viens de dire , l’ancien Président des Etats Unis, Barack Obama est aussi un exemple très éloquent parmi tant d’autres.

Et elle a bien fait de me rappeler cela. A cause de certains mauvais exemples, l’on risque de se perdre dans le péssimisme.

Chers pères, chers époux, chers frères, chers amis, chers collègues, nous savons que les hommes pleins de bonnes valeurs comme vous, existent encore jusqu’aujourd’hui. Des hommes fidèles, des hommes protecteurs, des hommes qui savent élever leurs femmes, leurs filles, leurs soeurs au plus haut niveau… Vous êtes appréciés. Vous êtes honorés pour ça. Vous êtes des modèles pour vos filles, pour notre société. Des modèles pour l’Afrique et pour le monde.

Quand à toi ma chère Sadya Touré, c’est un réel plaisir d’avoir fait ta connaissance.

 

Darlène KEZA.

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“It wasn’t easy… And It has never been easy by the way…” Dr Sabuhoro.

 

Started from the bottom, now we’re here, said Drake.

I know many bold men and women out there who could probably relate to this song and Dr. Edwin Sabuhoro is one of them.
Today, I’m truly humbled to share his story with you on my blog.
I usually use social media and one evening, I was on Facebook watching, reading, enjoying and most importantly learning from different posts when I suddenly saw one post which caught all my attention:

“I’m proud of you my dear friend, colleague, and mentor. This is a remarkable story of how a Rwandan village boy beats the odds to rise and soar like an eagle. Your story will be an inspiration to many.
Hard work, focus, and determination can open doors. Congratulations Dr. SABUHORO.”

The post was from Carmen Nibigira, a Burundian lady who inspires me to always aiming high as a woman. So, I had to read.

And guess what I learned from the famous story…

The family of Dr. Edwin Sabuhoro has known the hardships of living in a Refugee Camp. From Rwanda, his family run away from the 1959 atrocities and took refuge in Uganda’s Nakivale Refugee Camp. Facing many odds, his father relocated to DRC to fend for his family, and later on back to Uganda following an attack that almost claimed his life in the DRC.

During the 1970s, there were killings caused by Idi Amin Dada famously known as The Last King of Scotland, and his family had to run away again. This time to the unknown. Just like everyone else running away from the killers, they had to run. Sabuhoro was barely 2 years old. Still breastfeeding, his mother struggled to run, hide with a baby crying all the way. After a long walk seeking refugee, Sabuhoro was malnourished and the family decided it was better to throw him in a river than to see him die in their hands.

His cousin and his grandma decided to wait for the next river. They couldn’t fathom the idea of throwing their own in a river. Filled with tears, they simply waited for the second river. Barely a few steps ahead, was a UNHCR truck which saved the little boy from getting thrown into the river.

These are only a few words I could use to describe how “hard” was the life of Edwin and his family during this time. Yes… Just a few words compared to all the hardships he went through.

Edwin’s mother who didn’t get the chance of studying ( She found herself being held a hostage of being born a girl to an illiterate father and as such, she had to drop out of school ) , believed wholeheartedly in education and tried all she could to make sure her children get some education. No matter how poor they were, she fought. She simply refused to give up. She truly did her best.

One evening, Edwin was frustrated with their conditions of having to drop out of school due to lack of school fees, and not going to the best schools even when they had the best grades…When his mother saw that, she told him:

“Son, we are materially and financially poor but emotionally and spiritually rich. I want you to go to school as a poor woman’s son and make me proud. I may not be there tomorrow, but I know you will study, get a degree, a master’s degree like your Dad and even a Ph.D.”

Edwin laughed at her, that night. He couldn’t believe he would even get a high school degree because her mother was selling everything they had to get her children’s school fees (By the same time, Edwin’s father had decided to go in Zaire ( DRC) and try life.

In form two of secondary school, Edwin was chased out of school and was sent home for school fees. His mother had no money, and she wasn’t able to keep all her 3 boys in school anymore….she decided to break the bad news to Edwin ;

“Son, I hate to tell you this, but you and your brother have to drop out of school.”

Edwin who was brilliant and who was among the best students with good grades in his class refused to quit school and stay home.

He decided to walk back to school with no school fees. He requested the school administration to give him a month and promised them that his mother would come and pay; knowing well she wouldn’t. He had a deep hunger for education and he was ready to do everything to get it.
After a month, he was chased out of school. After a week of despair, he decided to go back to school again. He entered school illegally and stayed without access to meals.

But this time, he had a crazy and ambitious idea: To run for the position of an assistant Head Prefect.
If he became one, then no one would chase him out of school. He negotiated with the school administration to allow him to stand.

The headmaster called him into his office one day, and simply looked at him in dismay and this is what he had to say:

“Gentleman, do you know that you are in school illegally and you don’t have any right to stand for any student leadership position? So, get out of my office and get out of my school.”

He left his office but didn’t leave his school. He felt that it was his school too and he was not going to leave. That’s all he had and he knew that was the only way he could beat the odds.
After two days, he requested him for an appointment and after many attempts, he finally got the appointment.

It’s amazing how Edwin was persistent!! Resilience means everything…

He told him all his story and asked him a chance to campaign for the position of the assistant head Prefect.

His argument was that even poor students who can’t raise school fees deserve an opportunity to study.
“If you chase us, where do you want us to go? We have nowhere to go” School is our solace and it’s all we have. His tears were flowing!

That caught the headmaster’s attention and he allowed him to stay and campaign freely. He campaigned against four other students who were more fortunate and who had put a lot of money into the campaigns, but he won the elections. As a student leader, he didn’t have to worry about paying school fees on time or being chased out of school again.

Because of his outstanding determination, Edwin made his mother’s wish come true: He got his law degree, his master’s degree, and his Ph.D. as well. Today, he is Dr. Edwin Sabuhoro, in the Parks, Recreations and Tourism Management and his research is centered around Integrated Mountain Gorilla Conservation and Community Development.

After having read his story, I have reached out and Dr Sabuhoro has not only allowed me to share his story on my blog, but he also accepted to answer some of my questions:

I.

Darlene: Dr Edwin, what are your beliefs and convictions about Girl’s Education and Women Empowerment, as a man born from a mother who had the hunger to further her education and as a man living in Rwanda, a country which is ranked the highest country in the world with most women in Parliament as of January 2017 ( from Africa News).

Edwin: Educating a girl is educating a family, a community, and a nation. Once educated, they will get anything done. As Margaret Thatcher once said, if you want anything done, ask a woman. Now, if that woman is educated, she will get a lot more done. I always wonder if my mother was educated, she would have done a lot more in our little village. Regarding women empowerment, as men, we simply can not do anything without women by our ide. As Muhamad Ali once said, no struggle can ever succeed without women participating side by side with men.

II.

Darlene: As we can see it on your LinkedIn and Twitter Accounts, you’ve got many recognitions and you’ve made many achievements until today such as Minister’s Award of excellence in 2004, International Ecotourism Club – Eco – Club Project of the year 2007, The Royal Belum Inaugural Award Ipoh, Perak, Malaysia in 2007, Meeting President Obama in 2010, 2015 CNN Hero,….among others.

Besides the dream you had of getting a Ph.D., do you still have a dream, an accomplishment/ achievement you haven’t realized yet, that you would like to realize one day? If yes, what’s this dream?

Edwin: I have a dream of building a free library and a mentorship center in Kinigi, Musanze for young people (youths) who are less fortunate, where they can get books to read, a computer to use and a place where they can meet to socialize, exchange ideas, network, and most importantly play. I believe in mentoring young people. I want to show young people that you can be who you want to be. Everything is possible, and nothing is impossible. Experience has taught me that, and I like to share that with those who have less hope in themselves.

III.

Darlene: Any message to African youth?

Edwin: Well, it was hard. It was tough. There were times I doubted whether I would make it. There were times when I wanted to quit. But I refused to give up. I focused on my dreams and kept my eyes on my destination for I was hungry for the best and for who I wanted to be. I refused to let any situation define and stop me. I hoped, believed and remained ready to receive the blessings.

With that being said, may the African youth know that Journey to SUCCESS is most of the time full of fears and hopes, ups and downs, discouragements and setbacks, laughter and tears.

It was not easy for “ME” and it has never been easy for many others, by the way.

But, guess what, at the end of it all, IT IS ALWAYS WORTH THE FIGHT.

 

Darlene KEZA.

 

“I applied 17 times before being selected for YALI Program” : Steve Osero.

Mr David Kamau told us: ” You are going back in your respective countries after one month of training and sometimes, you will be discouraged towards your commitments but DON’T GIVE UP!”

It was on the commencement day. None of us wanted to leave this place, I remember. But we had to.

Writing is my passion since I was a little girl, 10 years of age. Ask me to describe a person, a situation or even a feeling, the best way for me to do it is trough writing. So, let me describe the feeling I had after hearing that someone could apply 17 times for a training.

Mr David Kamau, was the chief of Party at YALI during our training. Then, before going on with his speech, he said : ” Can you tell us how many times you have applied for this training before being selected? ”

“17 times”, said Steve Osero.

I thought that I didn’t get well what he said and I asked Doreen, the fellow beside me: ” 7 times or 17 times?” And she answered with a smile :
” 17 times”.

She had probably noticed how much I was surprised. I turned my eyes back to Osero, to pay attention to his story. I was speechless of course.

“I started applying for YALI regional leadership program from Cohort 1 while still in third Year University. By then, not many students knew about the program. I later realized I had been rejected in the first cohort of the program. Like most youth do, I felt losing hope, but hell no, I picked up the pieces, and was ready for Cohort 2 applications.

My twin brother by then, who we were in the same school, did not have the energy to apply again. After taking his essays and submitting for him (at the same time submitting my own application) without his consent, He was admitted and I was rejected.

Cohort 3 applications were open, and I was ready for applying, but this time with the end in mind-rejection. After the results were out, you can guess the answer, I was rejected again. A series of applications, followed by a series of rejection, is what ensued, cohort 4,5,6,7 all rejected. I felt like not applying again, what’s wrong with my applications?

But you know what?? My heart didn’t allow me to write off the story with- I GAVE UP. The more I was rejected, the more the energy to apply again ameliorated. Rejection is the best word I can use to describe all the applications from cohort 8-16.

By the time cohort 17 was open, I had geared myself not only to apply, but to get the famous email of rejection, but this time, I had pinned it and was admitted to the program.

I can say 17 is my lucky number.

But above all, persistence is the key to success, Imagine if I had lost hope in cohort 1 and never applied again. Opportunities can’t look for you, step out of your comfort zone, move past the panic zone and work from the stretch zone, and you will achieve what you want in life. Provoke yourself with persistence, persistence, persistence every time you feel like quitting.”

This article aims to inspire, motivate and encourage whoever has applied so many times for a training or for a job, to whoever is working on a specific project and who is facing some challenges, and especially to those who are applying for the actual cohorts at YALI Program. If it happens you read this, this is for you. May every word of this story, lift you up.

 

My training at YALI has been a Life Changing experience. Beside the intellectual package I got from different courses like Design Thinking and Design Driven Entrepreneurship which help me actually in my daily work at SBS , YALI has also been an unforgettable motivational journey. Moreover, YALI has encouraged me to follow my passion fearlessly.

Yet, I remember , on the first day of our training , Mr Imran Vaghoo, the Admissions Director at YALI saying: ” Don’t mess up. Don’t think you have come in Nairobi to have fun. We have received more than 5000 applications and only 90 have been selected. ”

I was like: ” OK. No time for a little break here”.

But….!! When he said: ” Dare to have crazy dreams. Raise your bar”. Then, I definitely realized how much I was privileged to be in that place. I told myself: ” This is the place to be”.

Do you know why? Frankly speaking, I meet very rarely in my country, people who encourage me about my dreams and my work.

I’m often told: ” You should remember that you are in Burundi, Darlene. Be realistic. We need to work for a living, not only for passions.

And please while talking about your dreams, are we really living in the same country or you are just living on your own planet!?”

And somehow, it really does make sense. So, words like these used to discourage me. But it was before YALI.

Because now, I know that young people with unbreakable hope, with great vision and with great spirit, young Africans with determination fighting against all odds exist somwhere in the world.

Like Steve Osero… Steve Osero is a kenyan citizen aged 25 years. He is an environmentalist and at the same time working to empower women and children in Slums.

Steve Osero was this tall guy who used to joke during the Team Building Class: ” My name is Steve Osero but call me Steve Jobs.”

Behind jokes, behind natural smile on the face, was a brave man, one of a kind. The one who could apply for a training since the first Cohort , until he gets selected to the 17th one. What a perseverance!

His story has motivated me and is still motivating me in my daily work.

In fact, people often ask me how I get money from SBS…

Well, I know that we really need money to live.

I do need money….
You need money….
We all need money. I know.

I have recently read this on twitter, from Kenneth Kaniu, the CEO Britain Asset Managers: ” Setting up a business to make money may be a challenge since businesses take long to make money. Consider making a difference, changing lives”.

I think from this tweet, I found the answer for that question. Money will follow, folks.

Maya Angelou has said it very well: ” All great achievements require time”. I don’t rush. I embrace the journey, every day. I persevere, like my fellow Steve.

We are on the second month of the year and you may have set so many goals at the end of 2017! Go for your goals. Don’t give up. Falling down happens to all of us, but always get up and keep moving.

Personally, I have 1000 reasons to get hopeless in my everyday work, but I refuse to be.

” I think it’s pointless to be hopeless. If you are hopeless, you waste your present and your future ” has said Malala Yousafzai.

Be a winner in 2018 and for years to come!

Darlène Keza.

When passion and love meet: I fought to live from my passion and I met the love of my life on the way…

 

 

I’m really more than excited by the idea of sharing Aristide’s story with you.

Previously, I wrote an article on SBS blog telling you how I fought to study the field I was passionate about. Two years after my graduation from University, I’m actually founder of SBS, a Burundian communication agency. I founded it one year ago, but speaking quite frankly, my company doesn’t generate many income activities, yet.

Aristide Muco is a camera operator, editor, film maker, photographer but also a Burundian CEO of Wide Communications, one of those bold people who inspire me beyond words. Through his story, I can believe that one day, I shall prosper meaningfully in my business communication just like he did. For success is a journey, not a destination.

 

I remember I was in the room , among the assembly, on the day of his thesis. Just like me, he did Communication Sciences, Audiovisual Department at Bujumbura Light University. I was there because I’ve always been told he was so brilliant in Audiovisual domain.

“Whoever wants to make a perfect documentary film on his thesis should work with Aristide Muco”, used to say some of my classmates.

” Intore, between a dance and art of war” was the title of the documentary film he produced for his thesis. The film was in French. Intore is a Burundian traditional dance which was used by Burundian warriors to celebrate some victories in Burundi. For instance, the warriors of the ancient king of Burundi, Ntare Rugamba, used to practice this dance when they won a war over their enemies.

Ntare Rugamba was the king of Burundi from 1796 to 1850. He achieved the great expansion in the history of Burundi, doubling the territory.

To make this documentary film credible, Aristide spent 18 months working on it, at the up country, in a region called Bwambarangwe where this dance took its origins. He made there, deep researches, and interviewed old dancers about the origins of this dance. We could see some pictures from 1908 in this documentary.

From this film, I learnt a lot about our culture and our tradition that day. Later on, I learnt that this film was nominated “Best Film of the year 2013” by the International Festival of documentaries film in Burundi.

 

I will give everything to work with him in all the series of videos I plan to make at SBS. For the only one reason: His passion and performance in what he’s doing and the perfect quality of the services he offers to his customers. By the way, while talking about videos, the first video of SBS Talk is coming soon and Aristide is surely the one I have to work with as a film maker and camera operator.

However, he has a special coworker also very brilliant in terms of film director of documentaries film : Her wife Francine Munyana.

So, we made an appointment to talk about this project. After having debated intensively about the project and after having submitted to them my scenario of the film, I have just kidded them: “I hope one day I will be able to gain enough money from my passion so that I can also buy a beautiful Allion car like yours. Why not?”

Aristide took a deep breath and told me:

Listen my dear, if I have fought to live from my passion and if I have succeeded on it, I think everyone can make it if he’s willing to. Here’s my story….I wish it encourages you on your projects…

“I was born in 1985 in this eastern region of Burundi called Karuzi. In my early childhood, I was this little boy who was manipulating all the technical stuff, around him. Don’t get me wrong, it was not about being boisterous because I was able to fix some damaged materials on my way. It was definitely a passion for me.

Never blow off or under estimate the flame of your passion. Probably, those were the first signs that showed I was going to become “the man behind camera.”….

This has even pushed me to choose a technical school after my first part of secondary school. By the way, at this time, I had been given a gift of a little camera and during my free time, I was just enjoying my passion, spending time taking good pictures for my own pleasure.

For instance, I used to go to some friend’s birthday and took pictures or recording videos of the party. Not for money. But for passion. I think it is at this moment I’ve realized the reason for which I’ve been created: ” Definitely, to be this man behind camera”.

When people saw what I was doing , they began to tell me: “Can you cover for us our familial party?”

I was like: “It is not a business.” They insisted on that, asking me if I could take pictures or produce some videos for their dowry, wedding or birthday parties. And I was already running a business by then. A business I’ve never planed or calculated to do before.

Coming back to my studies, I got disappointed. I was expecting to learn more about all the technical skills needed even those we need to be a perfect camera operator. So, I remained hunger about my passion and I had to find a school where I could learn that.

Some of my friends just told me that at Bujumbura Light University, was a field of Audiovisual Department where I could get knowledge of what I was seeking for. When I got there, I just realized that this was the perfect place for me. I was satisfied either by theoretical and practical courses I was learning at University.

Because of the business I was running, I had built a good reputation around me but I wasn’t aware of that. That’s why I’m telling you: “Do what you love. Do it perfectly and money will follow”. When I was still at University, came in Burundi a foreigner who wanted to start a business in Audiovisual domain. He came to see me and told me: ” I’ve been told that if I want to produce good videos, I have to work with you.” I was really impressed and surprised but I had to make some researches and work hard to be able to use his materials. In fact, I’ve never used them before. It was the first time I was seeing those cameras.

I was student but I was making more money at time, little by little.

Meanwhile, without being pretentious, I was grateful as graduated student in Audiovisual Department because the film I presented on my thesis really got a kind of success I didn’t expect at all. It has been nominated “Best film of the year 2013” by the International Festival of documentaries film in Burundi. After that, the film was also nominated to compete at the Panafrican Film and Television Festival of Ouagadougou. It was such an honor.

“Intore, between the dance of art and war”, is a film I made because I wanted to investigate about this dance. I love Burundian culture and tradition. So, I wanted to promote our culture through my documentary film. We have to keep on our tradition and culture. The French writer Milan Kundera said it well: “The first step in liquidating a people is to erase its memory, destroy its books, its culture, its history.”

After all these good adventures, I had to deal with a very hard situation in my life. After my graduation at University, I was recommended by the University to pass hiring exams at some NGOs. I succeeded on all of them. My family was happy for me: “May God be praised for such prestigious jobs”. They told me. I was confronted to a very painful situation: ” Disappointing my family or disappointing myself “, I had to choose among the two.

After spending weeks thinking about it, I decided to go on with my career. In fact, I’ve never imagined myself spending a whole day working in an office, wearing beautiful suits, giving reports to my superiors, etc… This was not the kind of life I was dreaming about and I was not fiting in these jobs because it wasn’t totally about audiovisual domain.

So, I had to work hard and succeed with my career because I had to get enough money by the way, to cover all my needs for my everyday life. That’s why it was even nonsense to reject those jobs on my family eyes.

By the same time, the Menya Menya Studio, a communication agency, requested me to be the responsible of their video studio. I accepted the offer and It was the most beautiful journey because from there, I fell in love with a brilliant and awesome lady who became my spouse later on. It is a such a great thing to work together, to have same passion and vision. In fact, we knew each other since University.

Later on, we founded our own communication agency, Wide Communications, we were 3 partners, my wife included but it was before we got married. In the first time, we focused about how to market our abilities, our services and actually we have signed contracts with many companies, and the NGO’s I’ve talked about among others. From my passion, I really live. It’s possible to get enough money from your passion. I testify. All you need is to know your passion first, write down your vision about your passion and the strategies you need to reach your vision. And of course, working hard to make your vision happen.

Beside that, we’re dreaming big about our communication agency for the sky ain’t the limit for us.”

Wow!!! After such an amazing speech, I hadn’t really nothing to add. I was simply touched. Encouraged! From my passion of Communication, I was determined to run my extra miles so as to reach this star called “SUCCESS” one day. But I couldn’t leave the place of course without asking them this question:

“If it happens your children have some passions you are not expecting them to have, what will you do”?

Her wife, Francine, kindly answered: ” You know , actually in our country, things have really changed. Parents tend to understand that who finds his passion really finds gold. It’s like fuel and energy to our life. I think that someone who came so far like my husband, can’t refuse his children to follow their passion. Our duty as parents, will be to provide for them some tools and advices they will need, to discover their passion and show them how they can work for it.”

 

What I learnt from Aristides’s story is we can really live from our passion. Hardwork always pays. But also, I learnt that love is not only about looking each other in the eyes.

It’s more than that. It’s also looking in the same direction, it is having same vision, sharing dreams and supporting each other on your daily work. You don’t need to have necessarily the same job like Francine and Aristide, but everyone needs a partner who will support her/ him on her or his journey. That’s crucial.

 

Darlène KEZA.

“Live fully the life you were created to live: The story of my life”

 

Allow me to share these topics with you through my life’s experience:

How to deal with different failures in life, Finding and pursuing your
passions, Relationships, Patience, Parent’s life Guidance, The Power of Prayer.

I love writing…

It is a sunny Monday morning and with a pen in my hand,

I put my heart,my convictions, my fears, my passions,my dreams, my commitments, my strengths, my weaknesses, my LIFE on this piece of paper.

Once, the one I cherish the most in my life told me: “You can’t do Communication Sciences. Journalists are not well paid in Burundi. Do something like Medical Sciences so you can be a Doctor. You have very good results, you can do it. ”

And I told him: “Father, with all respect to you, I won’t. I’m going to pursue my passion. Communication is all I love.”… This is the story of my life….

My name is Darlène KEZA, I’m 26 years old and I was born on the 5th day of February, a day which is so meaningful to me today as a Burundian: In fact, on this day we celebrate unity between Burundians.
Let me go on, you will probably understand why I’m saying this.

I often hear this from Burundians: ” There is no future in our Country. We can’t get anything good from this country. The only thing we know to do is killing each other, we are only good in making disorders”.

I understand we can easily say this while feeling hopeless because of all we are going through and all we went through in Burundi.

Burundians’ hearts can sometimes be tired and overwhelmed.
I used to think the same way about my country until I decided to see things differently….. Yes, until God put this conviction in my heart: “You have been created for a purpose. Be a source of hope in your country.”

All I know is He will make a way where there seems to be no way and all He can ask me is to be a change maker in my community and my country, by using the most little things I have, by using the talents He has put in my life, by using the brain and passions He gave me when He created me.
My life is a whole testimony about “living fully the life God has created you to live.”

When I was in  secondary school, I’ve failed in my first year because I didn’t get serious on my studies. I remember to have cried and got upset thinking about my classmates who were going to advance without me, the shame I was going to have, etc….My parents looked at me that day and told me: “This is not the end of your life . You are going to succeed next year.” I appreciated the way they behaved with me, because before this failure, they did the best they could do as parents to advise me to get serious on my studies.

So, when they saw me crying this day, they probably thought: “We can’t raise her pain”. They could see all the pain and regrets through my tears. Then, they decided to encourage me. I’m always learning from adults’ wisdom.

From my failure, I decided then to be the best student I can be. The following year, I just decided to work hard and get serious with my studies, and along all this school year, I was the second student  in my classroom with great results. Then, until I finished my secondary studies, I became a so brilliant student with very good results for I was committed to be the best student I can be and not to fail anymore.
Do not let your failures define you: learn from your mistakes and use that to be a better version of you.

But then….A challenge was waiting for me and I didn’t know yet…

When came the time to choose my field at University, I wanted to do Journalism but instead of this, I choosed Communication Sciences because there is no Journalism Option in my country. The only and one reason which pushed me to choose Communication Sciences was the passion I have for Communicating, informing and get informed, this passion to put on piece of papers my ideas and my thoughts, this passion to express myself on a radio or TV Station, making a public presentation, discussing about a topic in peers of groups, sharing ideas, producing videos and documentary films, etc….It was all about my passion. I believe we always find success when we do things we love the most in our life.

Once , the one I cherish the most in my life told me: “You can’t do Communication Sciences. Journalists are not well paid in Burundi. Do something like Medical Sciences so you can be a Doctor. You have very good results, you are able to do it.”
And I told him: “Father, with all respect to you, I won’t. I’m going to pursue my passion. Communication is all I love.”

In fact, my parents wished I could do Medical Sciences but definitely let me pursuing my passion. Later on, I realized our parents are our great leaders and the reason for which they didn’t want me to do Communication Sciences was simply because they wanted to see me rich, having a beautiful life later on.
On this point, I think parents and children should discuss frequently and openly not only about education but about many other life’s aspects. Then, parents will provide the best life guidance to their children. We need effective and interactive communication between the two parts.

Dears, don’t be afraid to live fully the life you were created to live. Don’t be afraid to stand up and fight for your passions and for what you love.

I passionately studied this field, spent easily so many nights without sleeping, preparing for exams: This is the power of Passion. I finished University with very good results, and the only secret about my successful results was the passion I had for the Communication field.

But….Again after that , the most challenging situation in my life was waiting for me and I didn’t know yet….

Few years after my University studies, I remember having had such heartbreak that I got into depression for a while but what I learned from this is God can really heal you from a heartbreak, no matter how painful it may be.
I also learned that you don’t need to rush into another relationship to take revenge or to forget the first one. You’ll be destroying yourself. I think you need to be healed first and deal with the root causes of the rupture, taking time to be alone if necessary and be strong, you also need to think clearly about the kind of partner you need, pray for her or him and patiently waiting, taking time to believe in love once again before getting involved into another relationship.
Yes , as it is said: Patience is bitter, but its fruit is sweet.

At this time, I remember I was feeling desperate,alone and discouraged because even after my graduation I didn’t have a job yet. I even remember to have done an Internship at a Telecomunication Office, being promised to be taken on a board for the hardworker I was but it never happened. I was like: “Everything I’m trying to get, fails.”
I tried so many times to apply for different jobs without any success.
I used to look myself in the mirror, at this time and saw myself as a FAILURE. If someone could ask me at this time the meaning of failure, I think I would have answered: “Me. I’m really the meaning of failure.”

Despite all what was happening in my life at this time, I prayed God to put/ get me out this situation.

Because of Burundi crisis, at a certain time, the station Radio for which I used to work ,closed its doors.

One day, while talking about how we can pursue our passions with a wise lady, this one told me: “I think Journalism and Communication are not about the radios that have been closed. It is about the passion that lies in your heart and the skills you got until now.”
I began then to write some articles about my friends, their passions, Burundian’s struggles and challenges, etc…Some people began to tell me: ” You are a good writer. We love your articles. They are inspirational.”

Then, came an idea to organize some conferences, beside writing success stories, to inspire youth in Burundi, especially youth from Bujumbura my city. The man idea behind that was to tell them: “You may not find a job just like me even with good results at University and secondary school,….But do not lose hope. At least practice your passion, search for a way. Don’t stay at home sleeping. Try something. You never know what can be the outcome of what you are doing.”
From my passion for Communication, then I came on the point to create Stories Behind Success, a Burundian Communication agency.

I remember when I was applying for Young African Leaders Initiative Cohort 17, I just knelt down and said to God: “Father, allow me to be selected please.” Some weeks after, I got an email saying I was selected to participate to the program. Then, I realized that I could still try something and succeed on it.
YALI would have been the great experience ever I got in my life. From there, I found the purpose of my life through different courses, through different facilitators, through different fellow’s experience. It was really a plan of God to go there. From there, I made a commitment to make SBS an  African Chanel TV Station one day, and I am working on it little by little. I don’t see myself as a failure anymore.
If I am asked what I am doing actually, I proudly answer: “I’m founder of Stories Behind Success, a Burundian Communication agency.” I know it may be a hard journey, but I will make it. Maybe not immediately but definitely and absolutely. SBS will be great one day!!!

And then about my country: Dear Burundi, SBS is committed to make you great. To put you on the map.
SBS will show and talk about your beautiful landscapes…

SBS promises to show the world how ambitious, talented and gifted is the youth of Burundi. SBS will fight and contribute to strenghten Burundian’s unity. Because We really need to come to the end of the ethnicity issues in my beloved BURUNDI.

I will invite different people from all over the world in SBS conferences to inspire youth and all Burundians and make them believe that Burundi can rise and shine, just like Rwanda did and why not Singapore? Burundi is full of wealth, natural resources like Nickel…I think what we need is a good and conscious management of what we have, and with that being said,  a good leadership.

The last but not the least. For everyone who is going to take time to read this, let me sum up the story of my life by telling you this:

” Live fully the life you were created to live!

Be passionate! Raise your bar! Dream big and make your dreams happen. Learn from your failures and mistakes: Don’t let your failures define you; instead let them strengthen you, challenge you and make you the best person.

Love deeply and sincerely like it was the last time you love: Live! Laugh! Dream! Pray! Believe.

Be fearless and never apologize for being you: always stay true to yourself.

And  most importantly, don’t be jealous: jealousy will avoid you to see those little things that make you the most blessed person on this earth. Jealousy will bring barriers in your mindset. When you’re jealous, instead of thinking how you can make your life successful, you always complain and compare yourself to others. Run your own race and seek to be the best man/ woman you can be: Then you will live fully the life you were created to live.

 

Darlène KEZA.

Divin Darcy Nduwimana: Un grand homme dans un esprit et un corps jeune.

Divin Darcy Nduwimana : Un grand homme dans un esprit et un corps jeune.

Un poète et écrivain de l’empire romain dira : “Un esprit sain dans un corps sain” faisant allusion à une bonne santé physique, mais moi après avoir contemplé et admiré les différentes oeuvres du très jeune Darcy, je dirais ceci: “Un grand homme dans un esprit et un corps jeune.”

Né le 23 Avril 1998, Divin Darcy est un jeune Burundais et très fier de l’être. Il se veut être dessinateur, peintre, illustrateur et designer.
Il nous raconte içi ses débuts en dessin:

“Depuis tout petit, quand j’avais huit ans déjà, j’aimais dessiner. A chaque fois que je terminais de faire mes devoirs, je courais dans ma chambre et m’y enfermais pour faire ce que mon coeur chérissait le plus et que je chéris toujours jusqu’aujourd’hui. C’est à ce moment que je me mettais alors à imiter via mes dessins, tout ce que je voyais: photos de mes soeurs et frères, voitures, couvertures des cahiers, etc… Mais alors, il fallait voir la tête de ma mère quand elle voyait cela. A travers les pages de mes cahiers, figuraient toujours des dessins et ma mère était folle de rage quand elle voyait cela.

Quand à mes camarades de classe, ils admiraient cela. Mais à cette époque, ce n’était qu’un amusement pour moi. Nous avions l’habitude, je me souviens, de faire de petites compétitions à l’école entre amis pour voir celui qui était meilleur.”

Une flamme qui ne s’est jamais éteinte…. Mon coeur n’a jamais cessé de battre pour ma passion. Il faut plutôt l’avouer je ne peux plus me passer de la peinture aujourdh’ui.

“C ‘est donc à l’âge de seize ans, avec une très grande soif d’être le meilleur peintre, que j’ai commencé à faire des recherches à propos de ce métier de dessinateur. J’étais en dixième année quand je me suis mis à faire des recherches sur google mais aussi à me renseigner à propos d’autres dessinateurs et artistes Burundais. Shaquille Mugisha , Christian Bujiri et Diya Sengele sont entre autre les noms de ceux qui m’ont aidé et encouragé à pérséverer. Un grand merci à eux. Je remercie aussi Shaquart et Young Talent Entertainment d’avoir initié le projet Art Talent dont je suis membre et qui est déstiné à promouvoir les jeunes artistes dessinateurs Burundais.”

Mon rêve est de devenir le plus grand hyper réaliste qui soit à l’instar de Charles Laveso, un dessinateur illustrateur Espagnol. L’hyper réalisme consiste en effet à faire des dessins qui ressemblent à des prises de photos.

Le peintre que j’idéalise s’appelle “Voka.”

Quand il m’a dit cela, je me suis demandé s’il n’ est pas déjà un hyper réaliste car ses dessins ressemblent à des prises de photos. Ce jeune hyper dynamique a même crée sa propre entreprise artistique du nom de Wyndou’ ZArt. Une page que vous pouvez même retrouver sur facebook.

Ntare V, Louis Rwagasore, Kigingi, DJ Lala, Lebron James sont les noms des personnes dont il a déjà fait les portraits et c’est pour ne citer que ceux là.

Rien n’est facile dans cette vie et Divin Darcy Nduwimana se bat toujours pour faire face aux différents obstacles qui se présentent en cours de route.

“Parmi les difficultés que je rencontre, il ya le manque de matériel. Par exemple , pour un dessin de qualité, il me faut une peinture “Acrylic”. Vous en trouverez sur le marché Burundais mais la matière originale se trouve soit en Belgique, Kenya, Ouganda, etc… Il en est de même pour les crayons: Du Staedtler Mars Lumograph qui fait une belle affaire est disponible uniquement en France, Belgique, etc… C’est le type de crayon qu’utilise Charles Laveso dont je vous ai parlé.
Pour faire face à ces obstacles de manque de matériel , je fais des jobs qui me permettent de m’en procurer comme faire des logos et designs pour les entreprises et ce que je fais m’a ouvert différentes voies. Dernièrement, j’ai été honoré d’être parmi les dessinateurs qui faisaient la promotion d’Amstel Bock à la Brarudi.”

J’ai des projets en rapport avec l’art….

“Outre le projet de faire carrière dans la peinture et être un grand hyper réaliste, j’ai deux autres projets qui me tiennent à coeur à savoir créer une grande école d’art au Burundi pour encourager les jeunes artistes à pratiquer leur passion et un grand musée d’art pour encourager la compétitivité , non seulement entre les Burundais, mais aussi entre Burundais et étrangers , pourquoi pas?”

Eh bien! Les jeunes Burundais ne cesseront jamais de me surprendre. Tout ce que je peux dire de Divin Darcy, c’est que j’ai gardé de lui, l’image d’un jeune garçon passionné, ambitieux, patient. Oui, le mot qu’il faut car il m’a dit ceci:

“Quand je n’arrive pas à faire une chose comme je le veux, je ne me décourage pas car je sais que je peux faire mieux demain. Et avant de faire un dessin, je prie toujours. Je dédie ce travail à Dieu afin qu’il ait du succès.”

SBS ne peut qu’encourager Divin Darcy Nduwimana. Qu’il aille très loin dans la vie.

Darlène KEZA.

“Chers parents,arrêtez de vous faire du mal s.v.p!! Votre enfant en souffre le plus.”

“Papa, Maman, arrêtez de vous faire du mal s.v.p!! C’est moi qui en souffre le plus.”

Stories Behind Success s’est donné la mission d’éduquer- inspirer- motiver non seulement la jeunesse Burundaise mais aussi chaque personne qui va prendre le temps de lire nos articles ou regarder nos vidéos.

En effet, le concept “succès” revêt plusieurs volets… Le succès n’est pas que financier pour SBS. Il est moral, social, intellectuel, économique, etc….

Plusieurs thèmes relèvent donc de ce sujet qui est “LE SUCCÈS.”

SBS s’arroge donc le droit chers lecteurs de prendre position sur le sujet : ” Vivre en parfaite harmonie en tant que couple”. Ceci permet non seulement au couple de s’épanouir, de vivre heureux mais aussi ça influe considérablement sur le bien être de l’enfant.

Nul n’est parfait et même l’auteur de cet article ne l’est pas. Mais il convient de prendre position sur ce mal qui ronge les familles, un mal qui ronge la société Burundaise, un mal qui ronge Bujumbura ma ville , un mal qui ronge mon pays le Burundi , parce que nous voulons des mariages plus solides , des mariages qui sont batis avec préméditation et non parce que nous avons de l’âge et assez d’argent pour ça.

Cette photo de l’article n’est pas utilisée d’une manière futile. Elle représente le coeur d’un enfant qui pleure à la vue d’un père de famille qui bat chaque soir sa femme, un coeur qui n’en peut plus… Cet enfant représente les 10.000 enfants de mon pays et d’âges différents. Les uns ont 5 ans, d’autres 10 ans, les autres ont 15 ans….Ils ont conscience que Papa a une autre femme et que ça fait pleurer Maman tous les soirs. Oui, ils ont grandi et aujourdh’ui ils savent voir que Maman ne respecte pas Papa. Qu’elle ose se promener avec un autre homme à la vue et au su de tout le monde. Que Maman ne sait pas répondre avec respect à Papa et que Papa est frustré à cause de cela.

Chers parents, arrêtez d’être égoïstes ne fût ce qu’une poussière de secondes et songez un peu à cet enfant que vous avez décidé de mettre au monde par consentement mutuel. Songez un peu à ce foyer que vous avez décidé de construire un jour et que vous êtes entrain de détruire volontairement…

Cher parent, tu es entrain de le détruire à petit feu car demain tu demanderas le divorce ou ta femme décidera de partir.

“Papa, Maman , entendez s.v.p mon cri! J’en ai marre de pleurer chaque soir. J’en ai marre de me retrouver seul à faire mes devoirs parce que vous êtes partis tous au cabaret , chacun avec son amant, me laissant tout seul à la maison.

Papa, Maman, il fallait réfléchir deux fois avant de décider de ma naissance.

Avant de vous marier, il fallait être sur que vous en aviez vraiment fini avec votre adolescence pour que je ne sois pas victime de votre irreponsabilité parentale.

Beaucoup d’enfants de mon âge apprenent que leurs parents sont séropositifs parce qu’un de leurs parents a opté d’être infidèle et le plus cruel est quand il décide de cacher à son partenaire qu’il ou qu’elle l’a contaminé(e) et décide de prendre en cachette tout(e) seul(e) les médicaments.

Quelle cruauté mon Dieu. Dans quel monde m’avez – vous emmené donc? Mes parents, il fallait réflechir deux fois avant de décider de ma naissance!!

J’ai grandi et j’ai découvert sans que vous me le disiez la méchanceté et l’hypocrisie de ce monde. Mais le seul endroit auquel ceci devrait prendre fin est en famille. Papa, Maman, vous devriez être vrais l’un envers l’autre, unis contre tout le reste du monde, vous consentir mutuellement sur notre éducation, sur la manière de gérer votre argent, ne pas vous disputer devant la gouvernante…..ne pas céder devant ceux qui veulent la destruction de votre couple et de votre famille. Sinon, laissez – moi vous poser une toute petite question: Pourquoi vous vous êtes mariés? Pourquoi vous nous avez mis au monde moi et mes petits frères? La loyauté n’existe – t- elle donc plus dans les mariages? Qu’en est il de la fidélité, respect et amour que vous vous êtes jurés, devant Dieu le jour du marriage? Ou bien s’agissait – t- il de porter seulement une belle robe et un beau costume ce Samedi ou Vendredi de telle année? Mon cri se résume en ces mots:

Arrêtez de vous faire du mal chers parents car c’est moi qui en souffre le plus.”

Chers parents, chers futurs mariés, chers jeunes mariés, là où que vous soyez, parmi les droits de l’enfant devrait figurer le droit pour tout enfant de vivre épanoui en sa famille pour son bien être moral, le droit de ne pas subir le traumatisme que lui causent ses parents par le simple fait qu’ils ne vivent pas en parfaite harmonie. Les droits fondamentaux ne suffisent plus à eux seuls. Outre le droit à l’éducation, au logement, à la nutrition , les enfants réclament à présent le droit de voir leurs parents contribuer à la consolidation de leurs familles pour leur bien être.

Ça valait la peine que SBS prenne sa position sur ce mal qui ronge les foyers.
L’infidelité étant une des causes qui contribue le à la destruction des foyers, même les écritures bibliques se prononcent contre ce mal familial.

Mais vous l’auriez vu, il n’ya pas que l’infidelité qui ronge les familles. Et si nous nous lançions le défi chers lecteurs, ceux qui sont mariés et ceux qui planifient de se marier, d’aspirer à la fidélité , au respect et à l’amour pour servir d’exemples à nos enfants? Pour éviter que nos enfants disent un jour: “Je ne crois pas en l’amour ou Je ne vais jamais me marier.”

Mais plutôt , qu’à travers des mariages exemplaires, nos enfants disent : “Je veux un mari comme mon père ou une femme comme ma mère.” Ou bien encore: “Oui, l’amour existe. Je le vois toujours chez mes parents.”

Toutefois, SBS est conscient qu’il existe beaucoup de couples exemplaires qui se battent pour la parfaite harmonie de leur union malgré les problèmes qu’ils rencontrent, malgré leurs différences, etc…Des couples qui ne cèdent pas à celles ou ceux qui veulent leur séparation car ils sont conscients que l’infidélité n’est qu’un plaisir charnel temporaire, qui conduira à la ruine de leur couple.

“Vous savez que vous pouvez être en colère envers votre partenaire mais vous la/ le respectez assez pour l’insulter devant vos enfants ou devant toute autre personne… Vous savez que vous pouvez parler calmement de votre problème à deux et que vous allez songer ensemble au remède du problème.

Vous êtes tous impliqués dans l’éducation de vos enfants et vous vous êtes tant sacrifiés pour la paix intérieure de votre enfant et pour ce climat de joie qui règne toujours dans votre famille.

Coup de chapeau à vous chers parents d’être une lumière pour vos enfants et pour le monde.”

Darlène KEZA.

“Genda were iyo ugiye….!!! Uraba agakingi kegamirwa”.

“Genda were iyo ugiye…”
“Uraba agakingi kegamirwa…”
“Umukobwa ni nyene urugo… Niwe asenya akavoma”.

Beaucoup de conseils étaient àdressés et sont toujours adressés à la fille Burundaise à travers un chant ou poèmes, ( imvyino, imyibutsa canke ibitito) quand elle se prépare d’aller se marier.
C’est à travers ce nouvel épisode de la vie, qu’elle expérimente ce qu’a été sa maman.

Cette lettre que Paul a écrit à sa femme Katy en cette journée du 08 mars nous rappelle ces quelques caractéristiques de la femme Burundaise.

Après leur 10 ans de marriage, Paul dit qu’il ne trouve pas les mots suffisants pour remercier sa femme Katy pour avoir été une femme et une épouse sans pareil. Après avoir lu la fameuse lettre que son enfant de 5 ans a écrit à sa mère, Paul ne peut s’empêcher à son tour de lui en écrire une:

” Ma chère Katy, en cette journée du 08 mars où le monde entier célèbre ta journée, je me joins à tout ce monde pour te rappeler que tu es la plus belle femme, la plus forte et la plus généreuse.

Après avoir lu une lettre de notre fils Dylane, te disant à quel point il t’aime et à quel point tu es une maman adorable , j’ai ressenti une si grande ingratitude de ne pas t’exprimer si souvent combien tu es précieuse pour cette famille que moi et toi avons bâtie il ya de cela 10 ans aujourdh’ui….

L’exprimer par des cadeaux ne suffit pas. Que mon coeur te le dise à présent et qu’il te le rappelle à chaque fois tant que faire se peut.

Je me souviens de nos premières années de marriage, lorsque nous tardions à avoir notre premier enfant, tu es celle qui me disait toujours d’une voix rassurante: Dieu est au contrôle de tout mon amour, Il nous donnera cet enfant au moment opportun. Il sait pourquoi ça tarde.

Cinq ans après , le fruit de tes prières nous est parvenu. C’est pourquoi aujourdh’ui , quand tu me demandes de t’accompagner prier le dimanche, je n’hésite pas de venir car j’ai vu que tu as en toi un vrai Dieu.

Chère épouse, je me souviens de toutes ces nuits quand je tardais à rentrer et que tu venais ouvrir la porte pour moi me demandant si j’ai passé une bonne journée malgré le sommeil que tu avais.

Une culpabilité incommensurable pesait alors en moi.
Et que dire de cette éducation que tu prônes toujours à nos enfants?: le respect envers les autres, le travail assidû, la prière, la patience, l’estime de soi, et bien d’autres valeurs que tu inculques en chacun de nous.

Infatigable est l’adjectif que je pourrais t’attribuer parmi tant d’autres.

Dès que tu viens du travail le soir, tu te précipites pour faire la cuisine pour nous et ranger tout ce qu’il y a à ranger. Laisse- moi me résumer en ces termes:

Uri inkingi yegamirwa mu muryango wacu kuko twese tukwiyegetseko . Waratwereye , uri nyene urugo koko kuko ukora vyinshi ntokoze jenyene.”

 

Darlène Keza.

Bryan KAVAKURE: Michael Jordan est son idole.

BRYAN KAVAKURE: MICHAEL JORDAN EST SON IDOLE.

Il s’ appelle Kavakure Bryan et il est né le 18 Septembre 1993 à Washington. C’est à 3 mois qu’il est venu sur le sol Burundais. Depuis qu’il est petit, il aime jouer au Basketball.
“J’ai grandi en jouant au Basketball, je jouais le Basket même à la maison. C’est un sport de famille.”, nous raconte- t- il.

Il joue au Basket parce que c’est sa passion. Quand il est entrain de jouer, il ne pense qu’à une chose: Donner le meilleur de lui-même et gagner.
C’est cet esprit d’ excellence qui va donner le plein succès au jeune Bryan.

Alors qu’il était élève au Lycée du Saint Esprit, depuis la huitième année, il jouait au Basket et à 15 ans, il jouait pour Mutanga United B.

“C’est mon père qui m’a emmené dans cette équipe pour jouer. Il est le président de cette équipe. J’ai toujours été soutenu par mes parents dans ma passion de jouer au Basket.Mon père était toujours présent lorsque je jouais à un match.Je m’entrainais tous les jours. J’allais fréquemment sur le terrain Toyota tout près de chez moi. C’est comme cela que je suis devenu performant.”, lance- t-il avec un sourire.

Son rêve, jouer pour les grandes équipes du Burundi.

“Mon seul rêve était de jouer pour les grandes équipes de mon pays. Par après, New Star m’a choisi pour jouer pour eux parce que j’étais meilleur joueur de la 2ème division de Mutanga United B.C’était vraiment un rêve devenu réalité pour moi. Je jouais désormais devant une foule qui m’acclamait.”

Il a eu même le prix de la révélation de l’année en 2013.

“J’étais fou de joie lorsque j’ai reçu ce prix. J’ai conclu que si on travaille dur pour atteindre nos objectifs, on y parvient.”

Elève brillant en classe, Bryan a eu une bourse d’études après ses études secondaires et fait la biotechnologie en Inde. La raison pour laquelle Bryan a choisi la biotechnologie est que c’est une science en pleine évolution et que beaucoup d’étudiants ne font pas encore cette faculté.
Arrivé là-bas, il a gardé à l’esprit sa passion de jouer au Basket.
Ne lâchez pas votre passion, elle ne vous lâchera pas non plus…

En I ère année, il était sceptique, voire timide à l’ idée de jouer à l’ université qu’il fréquente. “J’étais nouveau et je n’avais pas encore d’amis.” C’ est en deuxième année qu’il a osé jouer avec les autres étudiants. Il s’était déjà fait des amis à l’Univérsité et un jour il est allé les voir là oὺ ils étaient entrain de jouer et leur a dit que lui aussi jouait au Basket, et lui ont demandé de jouer avec eux.
Son talent n’ a pas tardé à se faire remarquer et a fait partie des joueurs de l’ équipe de son Université, se trouvant à Pune.
Son coach lui a aussitôt proposé de jouer pour l’ équipe de la 1ère division de Punjab Steelers.

“Mes amis de Pune et mon coach se sont alors intéressés au Burundi, pour savoir ce pays d’oὺ je venais car ils ne le connaissaient pas avant.”
Il a déjà reçu 3 coupes en Inde et a reçu le prix du meilleur joueur lors du tournoi universitaire qui avait eu lieu à Pune, ville dans laquelle il habite. Bryan joue au Basket durant son temps libre quand il n’est pas pris par ses études et il parvient bien à concilier les deux.

“Rencontrer Michael Jordan un jour est mon rêve. C’ est mon idole. Ou n’importe quel autre joueur de NBA. Michael Jordan m’ a toujours inspiré à travers les vidéos que je regardais”, explique calmement Bryan. Lui dont le seul rêve était de jouer pour les grandes équipes du Burundi et qui aujourd’hui joue à un haut niveau à son université à Pune…Qui sait s’il ne va pas voir son autre rêve se réaliser ?

A l’idée de faire le Basket comme une profession, Bryan dit que s’il a une chance de jouer dans une équipe oὺ il est bien payé à plein temps, il n’hésiterait pas de saisir cette chance. Après ses études, son but est de chercher un bon emploi pour gagner sa vie.

A part le Basket et ses études, Bryan aime la musique. Il aime passer du bon temps avec ses amis et sa copine. Il aime également regarder le football et il est fan de l’équipe de Barcelone.

Nous souhaitons à Bryan KAVAKURE de percer loin et d’être un futur Michael Jordan.
A partir de votre passion, vous pouvez exceller.

Darlène KEZA.

Kigingi: Mes débuts,mes échecs, mes réussites, mes projets,…

 

“Ce que certaines personnes ne savent pas peut être de moi, c’est que j’ai passé par des obstacles avant d’être le Kigingi qu’ils connaissent.”

Kigingi est le genre de personne qui me fait rire. Qu’est ce que je prends plaisir à l’écouter à travers ses shows. 5 000 FBU à payer à l’entrée, c’est rien par rapport à cet agréable moment que je vais passer avec mes amis. J’oublie que le mot “problème” existe en ce moment. Impossible de ne pas rire et tout oublier.

J’aime connaître et savoir, je suis de nature curieuse. Je suis alors partie vers lui. C’est un vendredi 7 0ctobre à la Radio Buja FM. A 8h30 minutes du matin, je patiente. J’attends qu’il finisse son émission “Zinduka na Econet Leo”.
Je lui explique le but de ma visite.
“Le connaître”. Mais pas connaître n’importe quoi sur lui.

Connaître l’histoire qui se cache derrière son succès en tant que comédien.

J’avais une grande envie de connaître plus sur lui.
Ce que je remarquai déjà, c’est son côté sérieux quand il fait son travail au studio. Il reste humoristique certes, mais son travail est celui d’éduquer , conseiller à travers “Zinduka na Econet Leo”. C’est donc dans cet atmosphère de travail que cette conversation s’est déroulée.

Darlène : Bonjour Kigingi. Pourriez-vous nous faire une brève présentation de vous?

Kigingi : Bonjour. Je m’appelle Mugenzi Alfred Aubin et je suis né le 29 décembre 1983 à Mutanga Sud. J’ai fait mes études primaires à l’école Primaire de Mutanga Sud , et l’école secondaire au Lycée Gikungu et au Lycée Vugizo. Après j’ai fait l’ETS . Dans notre famille, nous sommes au nombre de 4. Deux filles , deux garçons. Et j’ai une maman adorable.
( Rires ). Elle aime lancer des blagues comme moi et mes deux soeurs aussi sont très humoristiques. Mon père aimait lancer des blagues également.

Darlène : D’où est venu le surnom “Kigingi”?

Kigingi (sourire aux lèvres) : C’est mon oncle qui m’a donné ce surnom. Lorsque j’étais petit , il disait que j’étais “Urwana rwirabura , rufise ibiguru binini vy’ibigaposho. Kera Kigingi wasanga ari abantu b’abakarani ku mafuso, wasanga ari banini”.

A mon grand frère, il a donné le surnom de Bokassa , à l’instar du nez de Jean Bédel Bokassa.

Darlène : Parle – nous de tes débuts…

Kigingi : J’ai débuté de jouer sur scène en 2012. Mais il ya toute une histoire derrière ce début. Depuis longtemps, je suis connu comme quelqu’un qui divertit et qui fait rire les gens. Quand je faisais encore du scoutisme, il arrivait qu’on me punisse en me faisant sortir parce que j’étais entrain de déranger “faire rire les gens”.
C’est ma nature d’être comique. Là où j’étais, il y avait toujours des éclats de rire. Mais avant la comédie j’ étais photographe et producteur de vidéos et j’avais une maison de production en ville, à la galerie du marché. Ce business dans lequel je cherchais mon gagne pain n’a pas réussi et j’ai commencé à imaginer comment je pourrais aller à l’étranger. Je voulais aller à Portland aux U.S.A. J’en ai parlé à ma famille et à certains de mes amis (Tony et Hervé notamment) et ils m’ont encouragé à le faire. Un jour, un ami que je venais de connaître à cette époque, nous invita chez lui. Il s’appelle “Aimé”. Lors des différentes discussions, un de mes amis m’a chuchoté “Où en es-tu avec le deal?”. Aimé a entendu cela et il a été curieux de savoir de quoi il s’agissait. Nous lui avons dit que j’étais entrain de chercher un moyen de partir.
Un jour, étant entrain de discuter avec Aimé, il m’a dit: “Kigingi, partir à l’étranger, à ton âge , en quoi cela te sera un avantage? Le temps de te trouver du boulot, d’apprendre la langue, tu auras quel âge? Reste içi et fais – toi une carrière en comédie.”

Je ne le comprenais pas à ce moment. Tout ce que j’ai pu lui répondre, c’est: “Non seulement je ne peux faire la comédie devant un public que je ne connais pas, mais non plus je ne peux faire ça comme un gagne pain.”
Aimé est quelqu’un de très bon , il aime voir les autres réussir. Mais à cet instant, je le voyais comme quelqu’un qui a vécu à l’étranger, qui rêve un peu trop mais qui ne veut pas voir la réalité en face. Pérsévérant, il m’a dit:

Je vais te montrer que tu peux.

Un jour, il m’a invité chez lui avec ses amis et quelques membres de sa famille. Impossible de tenir ma langue, j’ai commencé à lancer des blagues à ceux qui étaient à côté de moi. A un certain moment, tout le monde était entrain de m’écouter. Et je me suis finalement retrouvé au milieu d’eux entrain de parler avec des gestes.
Je me souviens de la belle soeur d’Aimé entrain de me dire:

“Kigi ndagusavy ugeze ngaho, umwana wanje ndamuruhishije aho natwengeye”. Elle était enceinte.
Aimé m’a dit : “Tu as pu faire rire les gens que tu ne connais pas. Pourquoi pas un grand public”?

Il était vraiment décidé, Aimé !!!

C’est ainsi qu’un jour, il m’a donné un rendez-vous chez la Reine Bar. Quand nous étions chez la Reine , j’ai taquiné le gérant en lui disant “Depuis quand vous avez un podium?” Peu de temps après , Aimé m’a avoué que c’est lui qui l’avait fait construire pendant la journée et qu’il voulait que je commence à jouer dans les prochains jours” .
C’est ainsi que le premier show était présenté sous le thème de : “Gira effort”. Et c’était parti….Je venais de débuter avec ma carrière.

Darlène : As- tu connu des moments d’échec dans ta carrière?

Kigingi (léger sourire) : Oui, j’en ai connu. Et parmi ceux – là, deux cas restent gravés dans ma mémoire.

Avant mon premier show “Gira effort” chez la Reine , j’ai été invité pour jouer avec Comedy Knight chez “Liquids”. Arrivé sur scène , il ya d’abord eu coupure de courant. J’ai commencé à transpirer, j’avais la sueur dans les mains et une voix qui tremble. J’ai entendu le public hurler: “Bouh…Bouh…En Français, en français”.
Hervé un ami, m’a fait signe de quitter la scène, discrètement. Je me sentais vraiment humilié. Ce soir là , je me suis soulé avec plusieurs Balticas. J’ai passé une semaine sans sortir de la maison. Mes amis me disaient:
” Les gens ont déjà oublié ça. Continue, tu en es capable”.

Mon deuxième plus grand échec s’est produit en 2014 au Rwanda. Je ne m’étais pas encore habitué au public Rwandais et ceux avec qui je jouais, jouaient tous en anglais sauf moi. C’était un vrai échec. J’ai demandé à ce que cette vidéo ne soit pas publiée sur You Tube.

Darlène : Quelle est ta plus grande réussite?

Kigingi : En publicité, c’est Vyemere Nivyo de Econet Leo.Cette publicité, a beaucoup contribué à ma promotion. Les gens aimaient cette pub et j’ai été connu d’avantage. C’est là où j’ai pris conscience que les choses que j’étais entrain de faire prenaient une tournure sérieuse.

Et ma plus grande réussite dans les shows, le show qui a le plus réussi, c’est celui qui avait pour thème: “Abarundi ga Yemwe”. Ce show a été le plus réussi car il avait eu lieu au Centre Islamique et j’ai pu attirer l’attention des gens jusqu’à ce qu’ils rentrent. En effet, quand un show se passe dans un bar, les gens peuvent se lever pour aller acheter une limonade par exemple, mais dans une salle, c’est différent. Ma réussite consiste au fait qu’ils ne s’ennuient pas. Chose que j’ai réussi à faire…

Darlène : As-tu des projets dans ta carrière?

Kigingi : J’aimerais faire des stages, et formations à l’étranger qui puissent me permettre d’évoluer dans ma carrière de comédien. Aujourd’hui il ya des marchés, que je ne peux pas gagner parce que je joue en Kirundi seulement.
J’aimerais aussi voyager à l’étranger pour jouer et revenir. J’ai déjà eu deux invitations de la part des Burundais vivant aux Etats-Unis pour y jouer, mais je ne suis pas toujours parvenu à y aller faute de visa.

Darlène : Es- tu satisfait de tes accomplissements?

Kigingi (sourire) : Je me souviens il ya de cela quelques années, je ne m’imaginais pas que je serai là où je suis aujourd’hui. Je rencontre par ci et par  là , des gens qui me complimentent à propos de mes vidéos ou émissions que j’anime. Lorsque je voyais des amis avec qui j’ai partagé le même banc de l’école qui étaient des docteurs, je les enviais beaucoup parce que je voyais que c’étaient des gens importants dans la société. A cette époque, je passais mes petits matins dans les “apéro” faute d’emploi..

Aujourd’hui, quand je vois que de grandes compagnies comme Econet Leo ou Brarudi, ainsi que les grandes associations, veulent travailler avec moi, je me sens important et je réalise aujourd’hui que moi aussi j’ai une part à contribuer dans la societé.
De plus, je parviens à bien gagner ma vie, grâce à la comédie et aux portes qui m’ont été ouvertes grâce à la comédie. Que demander de plus?

Darlène : Qu’est que tu aimes dans la vie à part la comédie?

Kigingi : Etre avec les gens. Depuis mon jeune âge, je faisais des activités qui me permettent d’être en contact avec les gens. Si ce n’était pas le football ou le basket, c’était le scoutisme, et si ce n’était pas le scoutisme, c’était la chorale. Toute occasion qui me permet d’être avec les gens , m’enchante.

Darlène : De photographe au comédien le plus célèbre aujourdh’ui.. La vie est un mystère, non?

Kigingi : Pour moi, ce n’est pas la vie qui est mystérieuse, c’est Dieu qui avait un plan pour moi.

 

Darlène KEZA.